j'ai bien peur de t'aimer bien plus que tu ne m'aimes.
faudrait-il encore que tu m'aimes.
mais ce n'est pas un problème tant que tu seras là à m'offrir tes bras, ta bouche, ton sourire et tes mains. tes baisers, tes caresses, ton regard mi-triste mi-gaie qui me fait vaciller. et je me mets à rire. je ne peux parfois te regarder sans sentir en moi l'absolu monter.
mon cœur exagère. tu ne m'en veux pas j'espère, si je harcèle ton corps trop tôt le matin. c'est que j'ai faim. il nous reste tant à faire. alors je me demande pourquoi ce soir je m'en vais. on me dit d'étudier sagement mais mon étude de la vie avec toi me prend tout mon temps.
tu es devenu vital. un trouble qui m'apaise. un bonheur qui s'étale.
un bonheur qui dévale le long de vieilles falaises.
j'ai bien peur de t'aimer bien plus que tu ne m'aimes.
faudrait-il encore que tu m'aimes.
mais ce n'est pas un problème. même sans fleurs, sans poèmes, sans déclarations, tu m'auras quand même. et lorsque tu nous projette dans l'avenir je sens ma joie frémir.
tout ça me manque déjà. tout ça m'envahit.
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