08/04/2011

19 mars 2008






La cigarette c'est mon amie.
Elle me tue. Chacun apporte sa pière à l'édifice.
C'est difficile de vivre seule.
Je sculpte des volutes en musique, je pue de la gueule.
Je crache un vent de volupté pour étouffer l'angoisse.
J'endors mon coeur qui bat.
Je terrasse mes nerfs dégueulasses.
C'est une lettre à moi-même, chaque soir.
Personne pour me voire là, lasse et esseulée.
Comme une gosse je pleure, avant d'aller me coucher.
Je ne sais pas ce qu'il fait.
Je ne sais pas et je tremble.
Toutes ces attentes se ressemblent.
Ce moi de mars est si froid que je sue mon amour par tous les ports.
Je sens des vagues cherchant à me faire passer par-dessus bord.
Au-dessus, en-dessous, je ne comprends plus.
J'ai l'impression de tout perdre lentement.
Un soldat qui meurt de ce qu'il croyait vaincu.

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