13/04/2011

30 mai 2008




Je me suis assise à leur table pour me sentir revivre.
La sociabilisation me sauve, après de longs jours de rumination.
Je pose mon sac, ma trousse, mes livres. Je recopie sagement.
Mon existence n'est pas avec eux, mais ce sont des relations
de substitution. Il relève la tête. Je relève la mienne.
Je cache l'euphorie qui me prend, qui m'as pris. Quelque chose
dans l'air m'appartient. C'est son parfum. Il renvoit à mon
coeur un douloureux mirage. C'est ton parfum. Alors que tu es
à des kilomètres. Dehors les nuages, un peu d'orage, et cette
odeur qui me bouleverse. Je me tient tranquille. Je n'ai pas le
droit d'aller sentir dans son cou ce qui m'emoustille.
Il n'est pas toi. Où es-tu d'ailleurs ? Me fuirais-tu, mon amour,
mon bonheur ? Que fais-tu, qui vois-tu, de quoi es-tu en train de
rire ?

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