08/04/2011

25 février 2008





Je m'abrutis devant tous les écrans qui croisent ma route.
Des journées à avaler sagement des programmes qui dévient
mes pensées de ton image.
Je gâche mon temps, c'est tellement dommage.
Tout ça ne m' intéresse pas mais je regarde, j'écoute.
Je remplis mon vide d'aliments, de divertissements
abêtissant. Je mange sans appétit, exactement de la
même manière que je vis. J'existe machinalement, je dis
que je m'investis mais dans tous mes gestes, je mens.
Et je crois faire passer tous ces excès avec un litre
d'eau chaude que je bois en fumant une clope de trop.
J'ai les yeux douloureux. La passivité m'anéantit peu
à peu. Je commence à voire des épreuves qui n'en sont pas.
Lorsque le moindre pas nécessite un effort. Je ne me bats
pas car je sais trop bien que cette vie cessera.
Quand je quitterais ce décore. Tant que tu m'aimeras,
je saurait toujours revenir à bon port.

Ici je m'imagine souvent nageant en plein bonheur.
Chaque fois la scène est différente.
C'est un peu une gourmandise du cœur, après des
journées où l'euphorie se fait absente.
Je me vois dans une soirée où tous mes amis
me fêteraient, où devant leur sourire ravis
tu me prendrais dans tes bras. J'y resterais
bien une éternité dans ce genre de tableau.
Le monde me parait alors promis, simple et
simplement beau : mon rêve d'absolu qui ne
tarit pas.

Je crois aussi qu'à distance mes sentiments,
comme une essence, prolongent les moments
passés. Ma tête est un album photos. Celles
dont j'ai besoin pour raviver le souvenir.
Et la douleur, aussitôt de ne pas
pouvoir deja revenir.

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