08/04/2011

18 novembre 2007



Soudain tu as voulu partir.
Je suis toujours triste lorsque je te regarde mettre tes chaussures, puis ta veste... et tu restes devant moi avec ce "je m'en vais" dans le regard.
D'un seul coup tu me ressemblais. Pour la première fois je t'ai vu plus sombre, comme égaré.
Chopin avait chargé l'air de quelque chose de lourd. Cela se sentait dans nos yeux et dans nos gestes. Une douleur sourde qui quelque part nous rapprochait encore un peu.
Je sentais alors la difficulté d'être deux mêlé à l'absolu d'un attachement qui nous rendait vivants...
Non décidément, je n'aime pas quand tu décides de t'en aller.
Il y a des choses que tu prends en moi et que tu ne me rends pas. J'ai besoin de toi pour me sentir entière.
Bien joué.
En quelques minutes tu avais réussi à effacer tous les doutes, toutes mes défenses. Mais il me reste une carapace. Une dernière.

" Parfois j'aimerais... entrer dans ta tête pour y lire tes pensées
mais je pense que je serais déçue...
- Oh non."

Tu m'as serré dans tes bras.
Quand j'y repense j'aimerais pleurer. Tout est si vrai.
Tout est si silencieux lorsque je voudrais hurler.
Plus les jours passent, plus j'ai du mal à imaginer que tu ignores tout.
Comment vois-tu les choses entre nous ?
Que me faut-il te montrer pour que tu réalises ce que tu ne vois
toujours pas ? Car tous le monde autour le sait déjà.

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