Je n'arrive pas à m'empêcher d'être triste lorsque je pense à toi. Pourtant.
Et c'est d'autant plus étrange que je n'arrive plus à être triste lorsque je pense à moi. Tout va bien tu vois. Si bien que j'ai du mal encore à y croire lorsque je suis seule. Pourtant. Je le sais que tu es bien vivant et qu'en rien l'histoire est une erreur.
J'écris ce que tu ne liras pas. C'est comme prier un dieu qui ne m'entend pas.
C'est vain. C'est sûrement mauvais, stupide et déroutant. Pourtant.
Je le fais plus pas besoin que par envie vraiment. C'est un instinct d'enfant, d'étaler
ainsi ses sentiments. On ne change pas du tout au tout. On change seulement de costume
et d'apparence. Je me déguise en joie, en espérance, en amour, par élégance.
Quand on y pense la vie est un grand théâtre sans metteur en scène et sans applaudissements.
Pourtant.
Ce sont ces lignes qui nous séparent. Entre le lyrisme et l'apologie de l'utile il demeure des incompréhensions tenaces et épaisses comme des remparts. Je ne pourrais rien te reprocher.
On ne demande pas au rocher de devenir lave. Tu ne vois pas le rapport ? Ce n'est pas grave, tu te doutes qu'il existe une partie de moi que tu ne côtoies pas encore.
Et ce n'est pas forcement une question de temps.
Et ce n'est pas forcement une bonne chose.
De tout connaître, de tout savoir. Il y a des fenêtres par lesquelles on ne voit que du noir alors explique moi pourquoi je les ouvrirais en grand.
Pourtant...
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