08/04/2011

8 janvier 2008


Pourquoi je n'arrive pas à me mettre au travail. Pourquoi je foire.
Pourquoi je me couche tôt mais m'endors tard.

Pourquoi je ne vis jamais dans le silence. Pourquoi je trouve à tout,

un sens. Pourquoi je mange même sans avoir faim.

Pourquoi de certains jours je n'en vois pas la fin, pourquoi cette attente.

Pourquoi ce dégout pour le dehors. Pourquoi ce téléphone toujours près de moi.

Pourquoi il m'arrive de penser si fort que j'en parle tout bas.

Pourquoi j'aime lire ces magazines qui puent la fille. Pourquoi, pourquoi

je cherche des chansons ridicules. Pourquoi mon esprit vascille de ces mots,

à ma clope, à mon verre d'eau. Pourquoi tant de recul.

Pourquoi ce fond d'écran, ces photos.

Pourquoi cette envie de solitude soudaine. Pourquoi ici je reste des heures

à ne rien faire, ou à peine. Pourquoi la journée ressemble à une lutte.

Pourquoi déblatérer ces phrases dont je connais la chute.

Je connais la chute alors pourquoi noircir encore des pages.

Pourquoi je me complais dans cette cage.

Pourquoi je m'en fou d'à peu près tout en vérité.

Pourquoi d'un seul coup mon cœur affolé se rue sur le clavier, en oublie

l'heure, en oublie les dangers d'un tel laisser-aller.

Pourquoi rien n'y fais, je suis bornée dans ma flemme. Pourquoi cette fatigue

que l'inertie amène.

Pourquoi toutes ces lignes pour ne rien élucider. Élucider ce que je sais déjà.

C'est qu'entre mon ordi, mon imprimante à jets d'encre et mon lit...

tu me manques... ça ne change pas.

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