13/04/2011

8 octobre 2008




Qu'est-ce qu'il me reste à écrire. Sur toi.
Qu'est-ce qui n'a pas été dit...
Tes yeux scintillent, ils pourraient se
refléter dans tes raviolis.
Tellement tu es content, tellement tu me
fais envie.
Continues, parle-moi de ces filles-la, qui
te tournent autour quand moi je n'y suis pas.
Te reconquérir, te marquer au fer, te marquer
la peau de mes doigts et de mes lèvres.
Te regarder calmement jouir, et tomber contre
moi. T'avoir là, dans mon cou. Te garder au
chaud et manger ton sourire.
Voilà ce qui passe dans ma tête durant tes
récits de petites conquêtes.
Moi aussi je me crée des suspens en croisant
des regards, dans les salles de cours, dans
les couloirs. En volant des images de
silhouettes, en m'attardant sur des visages.
Jouer avec des petites bougies, en allumer.
Se les donner pour souffler dessus.
Un jour peut-être l'incendie et moi crachant
sur les flammes, la panique, la mort de l'âme.
Et puis quoi encore, il suffira d'un orage
pour nous retrouver, trempés de regrets,
s'attraper un bras, se retenir un peu.
Tu ne me perdras jamais.
Même si je n'en sais rien... j'écris
ce que je veux. Point.

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