08/04/2011

21 février 2008




"Louis est-ce que c'était pour de vrai ?"

La question est restée là, en travers de ma gorge.
Je te vois sourire, plaisanter. Je reste sur le canapé
en silence. Tu sais bien de quoi nous n'avons pas parlé.
Je n'y arrive pas.

"Louis faut qu'on parle."

Je l'ai dit. Mais aucune phrase n'a suivit.
Je ne sais toujours pas s'il est mauvais de se
montrer faible à l'autre. De lui dire, voilà,
je suis à ta merci, fais de moi ce que tu
auras envie.

Je ne sais pas si tu as besoin de l'entendre.
Je t'aime, n'est peut-être pas assez tendre.
Il faudrait que je te lise ces pages, et puis
te dire combien je suis heureuse lorsque je
t'entends rire. Ce n'est pas grand chose mais
mon bonheur passe par le tiens. Je n'avais
jamais senti cela aussi bien...

Mais l'écrire est inutile bordel.

Je sais déjà trop bien ce que je vomis là
sur le clavier.

J'ai envie d'aimer comme une envie de pleurer.

J'ai besoin de m'entendre te dire que je
t'aime. Je crois que c'est ça. Je crois
que j'ai besoin de te voire reagir
à ma phrase. Une des plus courtes.
Une des plus lourdes.

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